Créées dans les années 80, les résidences d’artistes désignent les différentes formes d’accueil d’artistes, dans le cadre d’un travail de recherche ou de création.

Pour un artiste, être en résidence implique de s’installer, de s’établir à un endroit, mais aussi de se déplacer et d’enrichir ses points de vue. Il s’agit à la fois de réaliser une création originale, mais aussi de sensibiliser et d’initier le public à l’expression artistique.

Depuis 2016, la Maison des arts accueille chaque année un artiste en résidence. Cette résidence a pour objectif d’accompagner l’artiste dans la production d’œuvres en résonance avec le territoire, tout en établissant des liens entre les pratiques artistiques contemporaines et le public.

Les artistes en résidence vivent à Grand Quevilly, que ce soit pour quelques semaines ou plusieurs mois. A la fin de cette résidence, une restitution est envisagée, en fonction du projet de l’artiste. Elle peut prendre la forme d’une exposition, d’une rencontre, d’un atelier, etc.

La Maison des arts soutient les artistes accueillis en résidence en leur offrant une aide logistique, technique, financière et intellectuelle. Elle facilite les recherches et les rencontres avec les habitants.

ARTISTES ACCUEILLIS

Alban GERVAIS

2020

Renommée pour l’occasion, la MDA devient la MAGiQ, et accueille l’artiste Alban Gervais. Dans le cadre de la résidence «Partage de paysages 2 », il proposera la conception d’éditions mixtes (cartes, graphzines, posters, présentoirs) qui s’appuieront sur des textes littéraires écrits pour l’occasion et des images assurées essentiellement par le paygraphiste lui-même. En effet, il s’agira en écho au premier acte rouennais « Partage de paysages », de poursuivre l’idée d’être voyeurvoyageur et de rechercher à réduire la frontière entre espaces artistiques et espaces de vies, hors des formats traditionnels d’exposition et d’édition.  Les temps de la résidence consisteront donc à mettre en place des espaces de rencontres, de collaborations et de productions aussi variés que possibles.

Graphiste de formation, éditeur et plasticien, Alban Gervais expérimente des modes d’expositions du texte et de l’image. À travers un espace de recherche éditoriale et plastique appelé Paygraphie, il mêle paysages–images–écriture. Hors des formats traditionnels d’exposition et d’édition, la Paygraphie permet à Alban de s’associer à des scénographes, des imprimeurs et des écrivains pour intervenir sur une page, les cimaises d’une galerie ou d’une école d’arts et récemment lors de salons dédiés à la microédition.

COLLECTIF CLARK NOVA et autres fictions

2019

Le Collectif Clark Nova et autres fictions  est en résidence de janvier à mars. Le collectif s’empare de l’exposition de Sandrine Reisdorffer pour y proposer un workshop autour de la réalisation de films. Des lectures, des projections ainsi que des étapes de travail seront proposées au public.

COLLECTIF GRAPHITES

2018

Le Collectif Graphites, architectes et plasticiennes pour « Un endroit où », en partenariat avec la Maison de l’architecture de Normandie,  travaille autour de l’architecture et l’urbanisme à Grand-Quevilly et apporte un éclairage surles liens entre la nouvelle ville et le bourg. La restitution de cette résidence a eu lieu le 24 juin sous la forme d’une balade exploratoire et festive.

FRANÇOIS TROCQUET

2017

François Trocquet, plasticien, vit et travaille au Havre.

Durant 3 mois, l’artiste a arpenté les rues de Grand Quevilly, l’explorant sciemment sans guide, choisissant de manière délibérément subjective des endroits qui allaient devenir des dessins. Une trentaine de dessins au stylo bille noir sont nés de ses pérégrinations.

Une exposition du 29 mai au 23 juin 2018 intitulée “Grand Quevilly / Détroit” marque la clôture de sa résidence.

NOLWENN BROD

2015

Photographe française, Nolwenn Brod vit et travaille principalement à Paris.

Diplômée de l’École des Gobelins, elle envisage la photographie comme un rapport, une affinité élective avec les personnes et les paysages qu’elle rencontre.

« Je tente de représenter l’épaisseur du paysage (notion empruntée à Thierry Girard), l’ambivalence des sentiments, les choses élémentaires que nos vies ont en commun, entre ce qui est prévu et inattendu, où parfois les sensations deviennent des sentiments. Les cadrages très serrés opèrent comme des synecdoques. »

D’abord documentaire, son travail s’engage progressivement dans une dimension plus plastique, puisant son inspiration dans la peinture et la littérature,  jouant des liens entre réalité et fiction, à la recherche d’une musicalité de formes et des matériaux.

Pendant l’été 2015, elle est invitée à  Grand Quevilly pour une résidence sur le territoire. Lors de cette résidence, elle produit une série photographique intitulée “Même une jument est une espèce d’homme“, présentée à la Maison des arts dans son exposition “Devenirs” du 3 novembre au 23 décembre 2015.

La série “Même une jument est une espèce d’homme” a été éditée dans un journal de trente pages.