Artothèque

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BLAIS Jean-Charles

1956-

Tête (3)

Réalisé en 1989

Acquis en -

100x84,5 cm

Affiche, Multiple

Jean-Charles Blais a toujours voulu s’associer au mouvement de la figuration libre des années 80. Ce mouvement se veut défendre un art « sérieux », bien que minimaliste et conceptuel, en réaction à l’esthétique formaliste et abstraite des années 70. A ces débuts, l’artiste utilisait pour ses oeuvres des matériaux découverts dans les rues ; notamment à la manière de Jacques Villeglé et Raymond Hains, il affectionnait les affiches déchirées. Partant de l’urbain, Jean-Charles Blais a souvent souhaité installer son art en retour dans l’espace de la ville, d’une manière moins sauvage qu’Ernest Pignon Ernest. En 1990, il fut engagé pour « illustrer » une station du métro à Paris. Celle qui fut choisie fut l’Assemblée Nationale où il installe un « dispositif » révélant une gigantesque frise de posters imprimés et renouvelés périodiquement. Ces images composent une suite de grandes têtes noires sur fond coloré. Une nouvelle version a été initiée plus récemment en 2004 et cette nouvelle production se poursuivra jusqu’en 2014. En 1996, le Musée d’Art Moderne de New York fait appel à lui pour un autre projet public, The Telephone Booths. Dans ce contexte, Jean-Charles Blais produit des posters, affichés ensuite dans les espaces publicitaires des cabines téléphoniques de la ville. Enfin, en février 2010, il collabore avec Jean Nouvel et intervient dans les appartements d’un immeuble conçu par cet architecte français ainsi que sous la forme d’une installation lors de la présentation du 100 Eleventh avenue. L’arrivée du numérique permet à Jean Charles Blais de poursuivre sa recherche autrement sur l’apparition des formes. Il a conçu des « oeuvres » qui n’existent de façon éphémère que pendant leur consultation.